Le stage de printemps s’annonce …

Du 15 au 17 avril 2017 … à votre agenda !

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Il n’y a pas de secrets

no-secrets-480Il n’y a pas de secrets particuliers, il faut que nous percevions le sens dans lequel nous devons chercher, et nous forger un corps flexible et résistant.

Tout bon instructeur doit orchestrer les progrès de ses élèves. Mais il doit aussi voir les défauts qui peuvent devenir de mauvaises habitudes si on leur permet de s’installer.
Et chacun d’entre nous sait combien il est difficile de perdre une mauvaise habitude que d’apprendre correctement la première fois.

La plus courante des mauvaises habitudes est la mauvaise position, la posture incorrecte.
Il est indispensable de garder le dos droit, souple bien sûre, sans crispation mais droit.
Un dos cambré ou voûté perturbe l’équilibre, diminue la puissance et casse l’élan de la technique.

Dans une position correcte, le bassin est légèrement basculé en avant. De cette façon il joue un rôle de catapulte et aussi d’amortisseur. Un combat peut-être aussi une succession de choc parfois. Choc de l’attaque de l’adversaire, choc de l’impact de nos propres techniques. Un bassin « élastique » permet d’absorber et de renvoyer de façon fluide sans compromettre l’équilibre global.
C’est le pivot indispensable entre le socle des jambes et l’action des bras.

La position du dos et du bassin est donc un élément d’importance pour la bonne pratique de tout un chacun. Il n’y a pas de secrets … si ces deux points sont corrects, il y a de fortes chances que la technique aboutira avec l’effet désiré.

Oss !

 

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Le karaté … pourquoi pas ?

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L’énergie du fouet

img_4980bubishiDans mon papier précédent j’abordais le thème de la non-crispation. Voici ce qui devrait être le dernier papier de cette année et une suite probable au thème abordé dernièrement.
Mais tout ne sera pas dit aujourd’hui. D’autres papiers suivront car ce thème est important.

La puissance telle que le conçoit le karaté est générée de bas en haut. Je m’explique…
Pour les techniques de poings, à partir du socle de la position basse, l’élan monte aux hanches, centre vital de l’énergie et passe par le dos, pour se déverser dans les bras du karatéka. Une crispation des muscles à n’importe quel point du parcours créerait des blocages qui empêcheraient la circulation normale de l’énergie.
Le fouet devient alors un bâton inerte.

Puisque tout commence en bas du corps, l’assise prend toute son importance. Il faut que la position soit solide et équilibrée. D’où l’importance d’insister auprès des pratiquants pour qu’ils prennent l’habitude de « travailler bas ».  La posture est la fondation d’un art martial. Quand la fondation d’un immeuble est fragile, il s’effondre, quelle que soit la qualité de fabrication des étages. La position sert aussi à renforcer la partie inférieure du corps du pratiquant et lui donner un équilibre à toute épreuve, un socle sur lequel s’appuient les hanches pour générer de l’énergie. C’est une des caractéristiques de notre style de karaté.

Autre point important. Les débutants ont tendance à serrer les poings très violemment quand ils frappent. Ils se raidissent au moment de frapper, leurs poings deviennent même blancs. C’est pire qu’un gaspillage d’énergie, c’est lutter contre sa propre force ! L’instructeur doit rester attentif à ce type de détail.

La crispation du corps est le contraire de l’équilibre. Un homme raide résiste un instant à une poussée, puis il tombe. Un homme centré et souple absorbe l’énergie de poussée, et reste à sa place. C’est la raison pour laquelle j’insiste souvent sur le fait de pouvoir apprendre à rester fluide et travailler avec le corps tout entier. Le corps entier fait la technique.

Il est très difficile à apprendre à ne plus lutter contre soi-même. La puissance du karaté se manifeste dans l’instant de l’impact, au moment du kime. Le coup doit être amorcé dans la souplesse, sa trajectoire se fait sans crispation. Puis l’espace d’un éclair, le bon pratiquant met en jeu son corps tout entier. Les jambes, les hanches, le dos, les épaules, le bras propulsent le poing. Et instantanément, tout se relâche et reprend la souplesse d’un chat.
L’attaque part comme un coup de feu, en drainant au minimum les réserves du karatéka.

La suite au prochain épisode et d’ici là, je vous souhaite de bien franchir le cap de cette fin d’année.
Oss !

 

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