Hirokazu Kanazawa … la voie du budo

On dit de lui qu’il a été l’un des plus grands maîtres en karaté shotokan. Difficile de rendre un bref hommage à cet homme, inlassable voyageur qui a transmis son art dans le monde entier. Hirokazu Kanazawa, 10e dan, fondateur du SKI (Shotokan Karate International) n’a jamais cessé sa recherche dans la voie du budo.

Il existe beaucoup de livres qui retracent sa vie, son oeuvre, étudiant direct de Gichin Funakoshi, de ses débuts à la JKA avec Nakayama Sensei jusqu’à aujourd’hui.  Le but de ce papier n’est pas d’expliquer pourquoi il a changé de cap en créant la SKI. Cela fera sans doute l’objet d’une autre réflexion. Ce qui est certain, c’est qu’Hirokazu Kanazawa restera présent dans tous les esprits des karatékas du monde.

De ses nombreux séjours à Okinawa, il a su rendre son karaté différent. Il n’a pas hésité à prendre des éléments okinawaïens qui sont devenus des bases de sa pratique. Il a su ainsi établir un équilibre entre le karaté classique de l’île et le karaté moderne. La pratique des styles traditionnels doit être maintenue aimait répéter le maître.
Sa vision de l’entraînement individuel était basée sur le fait que les techniques avancées ne sauraient se substituer au travail des bases. Technicité et efficacité font la paire.

Mais Hirokazu Kanazawa mettait un point d’attention tout particulier à la santé, raison pour laquelle il pratiquait l’art interne du taiji quan. Dans sa pratique, il incluait des techniques respiratoires qu’il transmettait à ses élèves en fonction de l’état que le pratiquant cherchait à atteindre. Etat d’excitation, de calme, clarification de l’esprit, etc.

Il aimait dire que son karaté avait évolué avec son âge. La technique peut évoluer, mais l’esprit demeure.
Un point clé de l’entraînement est la répétition inlassable des techniques de base. Hirokazu Kanazawa insistait sur le fait qu’il faut une pédagogie évoluée et que les instructeurs se forment à celle-ci afin d’expliquer aux élèves le pourquoi de la répétition. Ceci implique d’aller au-delà de la simple transmission.

Ancien champion d’exception, quand on l’interrogeait sur la karaté sportif, répondait qu’il respectait le karaté sportif, mais que le karaté budo était essentiel, car il permet de faire progresser tous les pratiquants ensemble, vers un même objectif, le fighting spirit.

Même si sa succession est bien assurée, il va laisser un grand vide autour de nous, lui qui était entré dans la légende de son vivant.

 

A propos Salvatore Baldacchino

Je pratique le karate Shotokan J.K.A. depuis 1976. J'ai atteint le grade de 5ème Dan JKA et j'enseigne depuis 1998 à l'Ecole Shotokan Karate-Do J.K.A. Bubishi en Belgique.
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