Souplesse

IMG_0223fxEn karaté on parle parfois de souplesse.
Mais que peut être la véritable souplesse ? Quelles sont les conditions à remplir pour qu’une technique exécutée souplement engendre une puissance supérieure à la même technique exécutée en force ?

Contrairement à ce que beaucoup pensent, il ne suffit pas de travailler la souplesse du corps pour être capable d’exécuter un mouvement souple.
Combien de fois n’ai-je pas entendu « Tu travailles trop dur »  … «  Essaies d’être plus souple dans ta technique » . Des remarques qui vont font grandir quand vous prenez conscience de ces recadrages.
Une mauvaise analyse du mouvement rendra son exécution en souplesse impossible.
Le mouvement sera mou et inefficace. Contrairement à ce que l’on croit, la souplesse n’est qu’une condition, un moyen. Le but reste l’efficacité des techniques.
Et pour que celles-ci le soient, elles doivent être soutenues par une bonne coordination.
Les deux notions sont entièrement liées.

Il ne peut y avoir de bonne coordination si le corps n’est pas souple et il ne peut y avoir de mouvement souple et efficace sans une bonne coordination. C’est un domaine où la marge de progression est infinie. Heureusement pour nous …

Le coordination, c’est la façon de combiner la participation de plusieurs parties du corps pour un mouvement donné. Quand on s’applique, on peut facilement et très vite doubler la vitesse et la puissance d’une technique par une meilleure coordination. Mais il faut pour cela analyser correctement chaque technique plutôt que de répéter inlassablement les mêmes erreurs. C’est toujours une question de volonté, d’ouverture d’esprit, de travail, d’écoute envers nos aînés qui essaient de nous transmettre ces points importants.

C’est de cet esprit d’analyse que l’on doit s’imprégner, apprendre à décortiquer la technique où le travail de chaque partie du corps est étudié. Pour une seule et même technique, apprendre à dissocier les différentes phases. C’est un long travail personnel, de patience et d’investigation.
Yoshinobu Ohta Sensei l’a encore rappelé lors de sa venue au stage de Bruxelles.

Trop souvent, on ne perçoit les techniques qu’à leurs points de départ et d’arrivée, deux phases statiques en somme. Or le plus important, c’est ce qui s’est passé entre ces deux points, c’est-à-dire comment on est arrivé de l’un à l’autre.
S’entraîner dans cette démarche, de manière régulière, enrichit notre pratique martiale.

 

A propos Salvatore Baldacchino

Je pratique le karate Shotokan J.K.A. depuis 1976. J'ai atteint le grade de 5ème Dan JKA et j'enseigne depuis 1998 à l'Ecole Shotokan Karate-Do J.K.A. Bubishi en Belgique.
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Un commentaire pour Souplesse

  1. Ping : A lire en novembre 2017 – NicoBudo

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