Autour de nous …

oeil_10005976Sur ce blog, il est évident qu’on ne peut convaincre que ceux qui ont envie d’être convaincus. Ceux qui sont capables de vider totalement leur verre. Car ceux qui ne le vident qu’à moitié conservent des préjugés, et ne pourront jamais le remplir d’eau clair. Leur eau restera trouble …

Aujourd’hui, parlons du karaté-do, celui que je qualifie de karaté sans ornières.
Il faut arriver à ce que chacun puisse choisir le karaté qui lui convient, mais en parfaite connaissance de cause.

Il faut respecter ceux qui cherchent toute leur vie la sensibilité pour acquérir l’efficacité face à un seul adversaire. C’est pour cette raison que je trouve admirable que deux adversaires puissent rester en position de combat quelques minutes, dans un combat mental où l’on doit avoir vaincu mentalement l’adversaire, avant de l’atteindre.
Ce n’est pas facile, pour y parvenir il faut une concentration mêlée de détente. Tout cela avec une paix de l’esprit et du corps qui ne peut être obtenue que par la volonté. Vaste et beau programme, qui à lui seul peut remplir une vie.

Mais dans la vraie vie sommes nous confrontés à une seule source de danger ? Pensez-vous qu’on a le temps d’attendre ce qu’il faut pour ensuite voir ce qui peut nous échapper au premier coup d’oeil ?
Les hommes ont ils encore ce respect du combat « face à face », sans qu’un autre ne vienne vous surprendre et profiter de votre vision limitée ?

S’entraîner toujours dans une seule direction c’est bien. Mais il y a un risque. Le risque de ne devenir vigilant que sur un seul adversaire, dans une seule direction, sans s’occuper de la durée. Alors que dans un combat réel, contre plusieurs adversaires, on doit étendre cette perception à tout ce qui nous entoure. Une perception périphérique qui est bien entendu supérieure à une perception frontale. Car se concentrer sur un seul point, c’est se déconcentrer sur le reste.

Cette perception périphérique nécessite une maîtrise mentale plus élevée que pour un seul adversaire, et une efficacité immédiate. On ne peut plus jouer le chat qui guette la souris, sans limite de temps, jusqu’à la faute fatale. On est une souris entourée de chats qui veulent nous croquer. C’est l’inverse.

Au dojo on peut s’entraîner à ce type de combat périphérique. On peut y consacrer une partie de sa vie pour essayer d’y voir plus clair. On peut parfaitement s’y passionner autant qu’aux échecs, car là aussi le danger vient de partout. Peut-on passer à ce stade supérieur de l’entraînement ? Oui, bien sûre, mais il faut en éprouver l’envie. Tout choix dépend de notre niveau de valeur et de notre niveau de conscience.
Ne pas avoir peur d’être dérouté, surpris et déçu de notre capacité actuelle au combat. Car là, on est dans un autre combat, différent et pourtant omniprésent dans nos katas.

Ces quelques lignes vous permettrons peut être d’éviter le piège de la séduction d’un enseignement qui prône essentiellement la pratique où l’on développe notre perception sur un seul adversaire.

Chacun comprendra que rester tant d’années dans la pratique, la recherche de soi en imaginant que le combat contre un seul adversaire, consentant et complice,est le nec plus ultra de la recherche de soi, montre combien nous sommes parfois loin de la réalité.

Oss !

 

 

 

 

 

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A propos Salvatore Baldacchino

Je pratique le karate Shotokan J.K.A. depuis 1976. J'ai atteint le grade de 4ème Dan JKA et j'enseigne depuis 1998 à l'Ecole Shotokan Karate-Do J.K.A. Bubishi en Belgique.
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