Corps et esprit

Bien que j’aie déjà abordé précédemment le thème de l’esprit, j’y reviens aujourd’hui en y associant le corps. Le corps est plus facile à définir que la notion d’esprit. Le corps est constitué d’organes qui remplissent chacun une fonction. Par rapport à la pratique du karaté, par exemple le squelette et les muscles permettent la locomotion, d’où l’importance d’une connaissance du corps pour bien se mouvoir en karaté.

Mais ca se complique avec le cerveau. Il régule, trie, stocke l’information envoyée par nos différents sens. Le traitement de cette information produit tout simplement nos pensées, nos sentiments, nos émotions … tout cela forme notre esprit. Nous y voilà … Un des buts du karaté, est d’harmoniser corps et esprit.

 

Puisque l’esprit dépend étroitement du bon fonctionnement du cerveau, il faut offrir à ce dernier tout le nécessaire à sa pleine activité. Un régime alimentaire et varié constitue une bonne base. Par ailleurs, s’entraîner régulièrement au dojo, et les instructeurs n’échappent pas à cette règle, permet d’améliorer l’oxygénation des cellules cérébrales, donc, leur efficacité aussi …
Ajoutons l’indispensable hygiène de vie, qui passe aussi par un bon sommeil réparateur et régulier. Evitons la consommation de toute drogue même anodine qui passe aussi par la surconsommation de café et autres boissons dont on peut devenir accro …

Il nous reste plus qu’à unir le corps et l’esprit. Tâche qui n’est pas aussi simple qu’elle puisse paraître. Car la technique est inefficace quand l’esprit s’égare. Le karatéka le sait … J’assiste souvent à ça lors d’enchaînements ou combinaisons diverses en kihon. Le pratiquant a tendance à bâcler les premiers gestes à cause de sa fixation intellectuelle. Idem en kata, lorsque celui-ci n’est pas suffisamment mémorisé, l’esprit cherche le geste qui va suivre, et du coup le geste en cours d’exécution est approximatif.
Il faut donc que notre esprit soit en liaison permanente avec l’action du moment. C’est le but que le karatéka doit se fixer à atteindre. C’est la maîtrise de l’esprit.
C’est ce que tout karatéka devrait réussir à faire en début et en fin d’entraînement avec le « mokuso ». Il ne s’agit pas uniquement de fermer bêtement les yeux, mais d’atteindre ce but.

A chaque entraînement, nous devons stimuler notre esprit, la recherche de la perfection du geste est un stimulant permanent et naturel.

Il existe des règles simples, que chacun d’entre nous peut appliquer pour parvenir à ce stade. Durant l’exécution d’un kihon ou d’un kata, éviter tout écart par rapport à la voie qu’on se trace. Rester concentré, attentif, sans se laisser aller à une quelconque rêverie, pire au bavardage !

On peut ensuite transposer cette attitude aux actes de notre vie courante et professionnelle.
Ne dis-t’on pas qu’un bon karatéka excelle bien souvent dans sa vie professionnelle et privée 🙂

Oss !

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A propos Salvatore Baldacchino

Je pratique le karate Shotokan J.K.A. depuis 1976. J'ai atteint le grade de 4ème Dan JKA et j'enseigne depuis 1998 à l'Ecole Shotokan Karate-Do J.K.A. Bubishi en Belgique.
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