Le do, la voie…

Intelligence, bonheur et sagesse forment un ensemble indissociable. La finalité étant de parvenir à trouver notre voie dans l’art que l’on pratique, le karaté.

Je ne vais pas vous parler de QI, mais plutôt attirer votre attention sur la motivation, la créativité, l’ouverture d’esprit. Selon certains dictionnaires, l’intelligence c’est la faculté de connaître et de comprendre. Connaître et comprendre sont deux choses essentielles dans notre pratique, car pour pouvoir dire « je connais » telle technique ou tel kata, il faut avant tout comprendre. Cela peut paraître évident, mais je constate souvent que sur le terrain, ca l’est moins.
L’intelligence c’est aussi notre esprit qui s’adapte et comprend, s’adapter à des situations nouvelles, c’est-à-dire s’ouvrir à tout. Dans tout ce que je viens de citer, c’est avant tout le rôle de l’instructeur de veiller à déceler ce potentiel chez le pratiquant.
C’est une chose primordiale dans l’évolution d’un karatéka, c’est l’aider à parcourir sa voie.

Toutes les activités que nous choisissons librement ont un but : nous aider à vivre le mieux possible, en quelque sorte trouver le bonheur. Heureux est sans conteste l’adjectif qui correspond le mieux au mot bonheur. Comment imaginer pratiquer un art martial sans y trouver une certaine forme de félicité, de prospérité ?
Pour être heureux il faut vivre ce que l’on pratique, et non pas penser uniquement à gravir certaines marches en oubliant l’essentiel. Le bonheur en karaté ne se limite pas à atteindre certains grades, mais surtout dans la façon dont on y parvient. Il ne s’agit pas d’images ou de façades qu’on affiche, mais plutôt d’une recherche interne profonde.
L’égo ne sert à rien, pire, il est nuisible ! C’est une fausse valorisation, stérile, un amas de conditionnements qui à forte dose entraîne l’hypertrophie du « cou ».
Tuer l’égo, trancher l’égo, voilà ce que nous devons rechercher dans le cadre de l’art martial. L’absence de conflits avec les autres, mais avec soi-même surtout, c’est aussi ça la définition du bonheur. A partir de là, notre esprit peut évoluer sans entraves.
Le karaté peut être un fil conducteur dans cette recherche de la voie. Mais il faut être réceptif. Il nous est souvent nécessaire d’effectuer un travail de préparation mentale pour atteindre cette réceptivité.
C’est cela que l’on nomme la « voie » (do), une voie qui passe par l’intelligence et mène au bonheur.

Enfin, la sagesse c’est la connaissance juste des choses, c’est une qualité, un calme supérieur joint aux connaissances. C’est être conscient que l’essentiel de la richesse est en nous. En deux mots, c’est éclairer sans éblouir.

Le do, pour nous karatékas, est donc cette progression dans un domaine que l’on ne découvre que par l’expérience et la persévérance. Un domaine ou esprit et corps s’éduquent et s’associent pour tendre vers un même but.

 

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A propos Salvatore Baldacchino

Je pratique le karate Shotokan J.K.A. depuis 1976. J'ai atteint le grade de 4ème Dan JKA et j'enseigne depuis 1998 à l'Ecole Shotokan Karate-Do J.K.A. Bubishi en Belgique.
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