Le partenaire idéal …

Le partenaire idéal est celui qui joue le rôle d’une cible non passible. Quelqu’un qui nous attaque souplement, sans discontinuer pour nous obliger à nous mouvoir.
Bouger avec ou sans blocage, mais sans jamais le perdre des yeux.
Afin d’éviter de rester toujours dans un même axe, car c’est bien trop conventionnel et la dimension mentale du combat se trouve tronquée.
C’est bien plus réaliste et enrichissant ! On apprend ainsi à se croiser, à pivoter, à enchaîner des actions. Arriver peu à peu à entrer dans la peau de l’agresseur et de l’agressé. Faire en sorte que toutes les opportunités soient exploitées par l’un comme par l’autre.

Si on sent la possibilité d’exécuter une attaque, si on voit une ouverture, si on remarque que l’autre appréhende une réaction, tout demeure possible dans un travail avec partenaire.
Les techniques doivent être réalisées avec un esprit d’engagement souple, avec contrôle et kime. Mais à chaque instant on doit sentir le danger, même dans cette souplesse de déplacement. Chaque attaque doit être menée à leur terme. Avancer imperceptiblement vers lui ou en cherchant à le contourner
Il peut nous arriver de marquer une pause, par ruse, ou pour mieux chercher la faille dans la concentration de notre partenaire. Les possibilités sont tellement nombreuses.

Même pour un débutant, le travail à deux est une excellente entrée en matière. Il faut bien sûre prendre le temps d’expliquer, de mettre en confiance. C’est le rôle de l’instructeur.
Par exemple dans un premier temps demander simplement d’éviter les attaques, très lentes au début puis un peu plus rapides, tout en restant contrôlées. Et à chaque fois qu’il nous tourne le dos, une touche légère sur la tête ou dans le dos, juste pour lui signaler combien il est alors vulnérable. Avec des élèves plus avancés, on aborde les différentes façons de pivoter pour frapper ou pour esquiver, bloquer, tout cela de façon bien méthodique en alternant les exercices dynamiques qui permettent à la longue d’affiner les mouvements de base. Car la technique de base est le point clé d’une bonne évolution.

Ce n’est qu’un exemple, mais je pense qu’avant tout, l’instructeur doit être le partenaire idéal de chaque élève …car c’est à lui qu’il convient de montrer l’exemple à suivre.

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A propos Salvatore Baldacchino

Je pratique le karate Shotokan J.K.A. depuis 1976. J'ai atteint le grade de 4ème Dan JKA et j'enseigne depuis 1998 à l'Ecole Shotokan Karate-Do J.K.A. Bubishi en Belgique.
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