La rafale …

Pourquoi ce petit silence ? Parce que je m’interpelle sur notre pratique. Enfin, je devrai plutôt dire sur l’image que le karateka moyen se projette de lui-même dans la plupart des cas. Mais rassurez-vous, rien de grave, au contraire … Un déclic … un de plus.

Il est nécessaire de pouvoir se donner le temps à la réflexion parfois, surtout après certains entraînements. Ces moments où le maître réussi à soulever un voile qu’on ose pas toujours toucher.

Avez-vous déjà vu de quelle façon le karateka essaie de se convaincre qu’il est ‘intouchable’. L’idée qu’il se fait de lui en s’imaginant dans une situation de combat réel. Car dieu merci, la plupart d’entre nous n’avons jamais été mis en ‘situation de danger’ dans la vie réelle, c’est plus juste de l’écrire de la sorte. Mais qu’arriverait-il si tel était le cas ?

Pensez-vous que votre ‘gedan barai’ enchaîné avec votre ‘gyaku tsuki’ suffiraient à vous sortir des griffes de l’agresseur ? Parce que c’est là où nous faisons une erreur … On pense que l’agression sera unique, une impulsion de la part de notre assaillant, un point c’est tout !
Alors là oui, on a peut-être une petite chance de s’en tirer sans trop de dégât.

Mais imaginez à présent que votre agresseur est un fonceur, un gars qui ne se contentera pas de vous filer un seul pain, mais plutôt une bonne rafale de 5 ou 6 missiles !!!

Eh bien dans la plupart des cas, c’est là que nous serons confrontés à la pénible réalité. Nous ne sommes pas préparés à ça … ou plutôt, nous ne nous préparons pas assez à cette situation.

Ce déclic c’est Gneo Sensei qui me l’a donné lors du dernier training partagé à ses côtés.

Il a réussi à nous faire prendre conscience qu’avec une préparation adaptée, une mise en situation réaliste, que tout est possible. Nous pouvons parvenir à repousser plusieurs assauts consécutifs. Fluidité dans le geste technique, zanshin, patience et persévérance sont les maîtres mots. Nous devons pouvoir y arriver car le karaté est un art de défense par excellence. C’est donc aussi vers ça que nous devons axer nos efforts au dojo. On a souvent tendance à l’oublier, à minimiser cette brèche qui peut s’avérer fatale dans notre pratique.

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A propos Salvatore Baldacchino

Je pratique le karate Shotokan J.K.A. depuis 1976. J'ai atteint le grade de 4ème Dan JKA et j'enseigne depuis 1998 à l'Ecole Shotokan Karate-Do J.K.A. Bubishi en Belgique.
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