Oui, c’est possible !

Nous nous sommes déjà posé la question : qu’est-ce qui nous a motivé à pousser la porte d’un dojo ? Quelle force nous animait pour nous lancer dans la pratique d’un art martial ?

Sans doute pour beaucoup d’entre nous, le besoin de pouvoir assurer notre défense personnelle. Pour quelques uns, les souvenirs de jeunesses relayés par les films d’arts martiaux et de quelques légendes qui en sont nées.
Au travers de notre pratique, nous puisons une force intérieure et une satisfaction personnelle variable d’un individu à l’autre.

Certains s’orientent très vite vers la compétition, le karaté sportif . D’autres persévèrent dans l’exploration approfondie des katas, essaient de percer leur sens, leur mystère aussi, une quête qui prend parfois toute une vie …
Oui, ces gestes et ces techniques qu’on répète des milliers de fois et qui, au bout du compte, sont censés nous permettre d’affronter plusieurs adversaires !!

Et pourtant, quand je vois les compétiteurs actuels, la plupart n’utilisent pratiquement pas les nombreuses techniques précieuses qui composent nos katas … c’est un paradoxe non ! Quand on sait que les anciens maîtres, experts au plus haut niveau, se cantonnaient pratiquement qu’à l’étude des katas.
Quand j’entends les compétiteurs déclarer qu’il est impossible d’appliquer les techniques issues des katas lors d’un combat dans le cadre d’une compétition … je pense qu’ils ont raté quelque chose d’essentiel dans leur parcours martial.

L’application des katas en combat ‘sportif’ est possible … Oui, c’est possible ! Sergio Gneo Sensei nous l’a encore prouvé lors de l’entraînement qui marquait le dixième anniversaire de notre club Bubishi. Dans le cadre de l’étude du kata Bassai Sho, le maître nous a peu à peu, emmené vers un combat tout en fluidité face à plusieurs adversaires. Avec des gestes simples et naturels, où la technique est omniprésente, et qui parviennent très vite à déstabiliser un adversaire coriace.

Alors, prétendre que cela relève de l’impossible, qu’il y a d’un côté le combat, et de l’autre le kata, c’est faux ! Il y a « le » karaté .
Vouloir à tout prix former des karatekas compétiteurs limités est une erreur qu’il faut éviter de commettre. La richesse des techniques qui constituent nos katas est immense. Il n’y a pas de raison de s’en priver en combat.

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A propos Salvatore Baldacchino

Je pratique le karate Shotokan J.K.A. depuis 1976. J'ai atteint le grade de 4ème Dan JKA et j'enseigne depuis 1998 à l'Ecole Shotokan Karate-Do J.K.A. Bubishi en Belgique.
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